Les enjeux du mécénat culturel et humanitaire

Les enjeux du mécénat culturel et humanitaire

Il est donc utile de rappeler brièvement les indicateurs de cette mutation pour mieux comprendre l’ampleur du changement et sa signification pour les stratégies de communication des entreprises, et  le changement d’orientation de la technique. Les entreprises mécènes interviennent davantage hors de la sphère des arts et de la culture.

Les limites du mécénat culturel

Fidèle à une antique et vénérable tradition, l’art a toujours été considéré comme le champ naturel des actions de mécénat. Le consensus existe à tous les niveaux. L’acte du mécène est indissociablement lié à la vie artistique ou culturelle. Les mécènes sont ceux qui, sans but lucratif, consacrent en toute liberté de choix, leur temps, leur argent ou les deux à la fois à la création artistique, à son épanouissement, à sa protection. Les pouvoirs publics accréditent cette analyse du mécénat défini comme soutien aux activités littéraires et artistiques. Tout se passe donc comme si le mécénat était l’affaire de la culture.

Le concept de la générosité dans le mécénat culturel

Une faiblesse du mécénat culturel d’entreprise est qu’il fonde son action sur la qualité de la générosité discrète et désintéressée de l’action. C’est en fonction de ce concept de générosité que le législateur a défini la vocation universelle du mécénat. C’est ce concept qui explique la différence d’acception entre mécénat et parrainage. Le premier terme suppose que le mécène apporte un soutien matériel sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire tandis que le second terme désigne un soutien apporté à une manifestation, à une personne, à un produit ou à une organisation en vue d’en tirer un bénéfice direct. Cette démarche idéaliste caractéristique du mécénat culturel est surtout pratiquée par des entreprises qui soulignent l’importance du critère de générosité désintéressée.

Les atouts du mécénat social, à caractère humanitaire

L’analyse idéaliste et restrictive de la générosité sociale, sans contenu concret, nous éloigne de la réalité de la firme, des besoins exprimés par la communauté de son environnement. On n’y trouve pas de manière évidente la notion de partage. Ce n’est pas l’engagement en faveur d’une cause sociale qui est contestable, mais l’interprétation du caractère social du mécénat; car les salariés, les consommateurs, l’opinion publique en général, exigent une extension du champ social d’intervention des entreprises. Le mécénat humanitaire est une action d’intérêt collectif destinée au bien commun. Il est donc nécessaire que l’entreprise s’engage dans de telles actions : insertion, aide aux défavorisés, santé.